René Daumal

Parution le 12 mars 2026

Paul Klee

Portrait de Paul Klee, livre René Daumal, éclaireur du futur - Une anthologie à la lumière de Paul Klee
René Daumal (Bio)

René Daumal (1908-1944) est un écrivain, poète et essayiste français.

Poète, critique, essayiste, indianiste, écrivain et dramaturge, René Daumal est né à Boulzicourt dans les Ardennes le 16 mars 1908. Né d’un père instituteur puis fonctionnaire au ministère des Finances, René Daumal se lance très jeune dans des expériences littéraires d’avant-garde. Avec trois camarades rémois — Roger Vailland, Roger Gilbert-Lecomte et Robert Meyrat —, il crée le groupe des « Phrères simplistes », nourri par les œuvres d’Alfred Jarry, d’Arthur Rimbaud et des surréalistes. Ces brillants lycéens poursuivent, à la manière de Rimbaud,
« le dérèglement de tous les sens ». Pensionnaire au lycée Henri-IV à Paris de dix-sept à dix-neuf ans, il y est l’élève d’Alain et y rencontre la future philosophe Simone Weil, avec laquelle il aura des échanges au sujet du sanskrit. En effet, « Re-Né » s’est précocement intéressé aux textes sacrés de l’Inde, et a décidé d’apprendre le sanskrit, quitte à composer lui-même sa propre grammaire sanskrite. À Paris, entouré de Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland et du peintre Josef Sima, il lance la revue Le Grand Jeu. L’aventure donnera naissance à trois numéros publiés de 1928 à 1930, un quatrième n’ayant jamais vu le jour. En 1930, René Daumal rencontre Alexandre de Salzmann, disciple de Gurdjieff, qui lui permet de vérifier nombre de ses intuitions. Cette rencontre nourrit La Grande Beuverie, son premier grand œuvre littéraire. Sur le ton de l’humour, ce récit déploie la critique d’un homme qui a transformé son ego face aux rouages de la société, tout en interrogeant ce que pourrait être la vie réelle. De retour à Paris en 1933, René Daumal vit dans des conditions matérielles très précaires. Il obtient le prix Jacques Doucet pour Le Contre-Ciel et assure sa subsistance grâce à des traductions de l’anglais (Ernest Hemingway, Daisetz Teitaro Suzuki) et du sanskrit, ou des articles pour la NRF Auteur d’une abondante et riche correspondance, il rédige
Poésie noire, poésie blanche, texte fondateur qui explicite les fondements d’une expérience poétique véritable. Lorsqu’il apprend qu’il souffre d’une tuberculose déjà avancée, il séjourne autant que possible en montagne. La guerre éclate. Marié à Véra, juive, il vit désormais dans un dénuement extrême. C’est alors qu’il compose ses plus belles lettres, se remet à la poésie, écrit La Guerre sainte et entame son œuvre majeure, l’inachevé Mont Analogue. Il meurt à Paris, le 21 mai 1944, vers 11 h du soir, à son domicile, 1 rue de Monticelli.

Paul Klee (1879-1940) est peintre germano-suisse, figure majeure de l’art abstrait moderne.

Né en 1879 dans une famille de musiciens, Paul Klee développe très tôt un double talent pour le dessin et le violon. Cet artiste suisse-allemand, dont le style singulier sera nourri par l’expressionnisme, le cubisme et le surréalisme, connaît sa révélation artistique en 1914 lors d’un voyage à Tunis. Impressionné par la qualité de la lumière, il déclare alors : « La couleur m’a saisi, je n’ai plus à la poursuivre, je sais qu’elle me possède pour toujours. » Entre 1921 et 1931, Klee devient maître de forme au Bauhaus, où il dirige les ateliers de reliure, vitrail et peinture murale. Ses réflexions théoriques, en particulier ses Écrits sur la forme et la théorie du design, constituent pour l’art moderne l’équivalent des traités de Léonard de Vinci pour la Renaissance. Klee développe un vocabulaire visuel fait de symboles, de hiéroglyphes et de formes géométriques, porté par cette simplicité apparente qui caractérise l’art des enfants et qu’il admirait profondément. Son œuvre prolifique totalise plus de 9000 créations cataloguées, dont 733 tableaux et quelque 8000 dessins et aquarelles. Persécuté par les nazis qui stigmatisèrent son art comme « dégénéré », Klee s’exile en Suisse en 1933. Malgré la sclérodermie qui mine ses dernières années, il poursuit son travail créateur avec une intensité croissante : 1200 œuvres en 1939, un record personnel. Son chef-d’œuvre « Ad Parnassum » (1932) demeure le plus parfait exemple de son style pointilliste. Il décède à Locarno (Suisse), le 29 juin 1940 à l’âge de 60 ans.

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